Réveillez votre libido

Et si vous plongiez dans un bon livre érotique…….

Avez-vous remarqué la constance dans nos lectures. L’homme est beau ténébreux, un brin dangereux et surtout, surtout sur de lui. Il doué de ses doigts et doté d’un sexe hors norme, pour ne pas dire ENORME:). Un détail qui est censé nous séduire car il assurerait l’orgasme à coups sur ?????

La femme a du caractère pour ne pas paraître trop niaise, revêche pour ne pas se laisser happer par les affres du désir mais avec quand même un sérieux penchant salace enfin insatiable, une fois éprise.

Pourquoi toujours le même scénario ?

Simplement pour pouvoir nous projeter dans quelque chose très loin de notre quotidien. Nous faire goûter à une part de rêve. Est-ce naïf de vouloir croire aux contes de fée, où la belle se laisse emporter et épouser par le ténébreux et mystérieux inconnu qui n’est autre que le prince du royaume ?

C’est en tout cas plus encourageant que d’être culbuter par le coup d’un soir. Vous savez car nous en avons toutes un dans le placard. Le maladroit qui vous a éjaculé dessus en un temps record et qui s’est ensuite endormi vous laissant sur le carreau. Au matin il s’est senti repoussé, vexé de ne pas pouvoir recommencer, il vous aura traité de salope ou d’allumeuse. Ça ce n’est pas très glamour encore moins faire plait !

Nous recherchons le confort, mooui, la possession oui même si nous nous en défendons bec et ongle, le plaisir OH OUI, accompagné d’une vie hors norme, si si pour goûter à un petit bout d’éternité.

Que recherchez-vous si ce n’est l’aventure et le plaisir à chaque rendez-vous?

Si on se marie ce n’est pas pour avoir la maison avec la barrière blanche mais pour avoir un lieu à l’abri des regards pour grimper aux rideaux et hurler de plaisir dans toutes les pièces. Et si affinité, porter un enfant de lui …après de multiples essais

NON ???? Alors, je dois être bizarre !

Et bien moi, je dis merci aux auteurs de romans « SEXY»Quand on regarde ce qu’est devenu notre rêve, il faut ramer pour croire en la féérie du prince pas si charmant couché à côté.

Au moins, si vous avez pu mouiller votre petite culotte et plus à la lecture des passages torrides, c’est ça de pris !

OUI, nous pouvons clamer haut et fort que les Françaises s’emmerdent au lit et ne savent plus comment alimenter leur libido trop basse due en partie à la fatigue, le stress et les emmerdements de la vie et la routine.

La lecture érotique est un coup de fouet à notre vie insipide et des idées toutes mâchées pour nos futurs plans culs.

Juste pour le plaisir voici quelques passages croustillants

Carrément sexy
Il passa les mains sous sa jupe et la fit lentement remonter, s’attardant à caresser la douceur de ses cuisses et de ses hanches. Elle ploya le buste en avant et écarta légèrement les jambes, ses fesses s’en trouvant superbement mises en valeur. Elec en eut l’eau à la bouche et déglutit douloureusement. Il effleura les doux replis de sa chair du bout des doigts, s’insinua en elle et la caressa suavement. Elle était prête à le recevoir, et le gémissement d’encouragement qui franchit ses lèvres le fit se tendre tout entier d’un désir ardent.
Erin MCCARTHY

Le prince égyptien Dans ses yeux, elle découvrit une telle passion que son sang se mit à bouillonner dans ses veines. Sethi pressa sa nuque d’une poigne ferme pour l’attirer à lui et l’embrassa lentement, au même rythme qu’il la pénétrait. Sa langue chercha la sienne, ses dents mordillèrent doucement ses lèvres. Camille le sentait aller et venir entre ses fesses et la sensation n’était plus du tout aussi dérangeante que quelques minutes plus tôt. Christy SAUBESTY

Plaisirs interdits il l’écartela d’un coup de reins, lui volant sa respiration, recommençant encore et encore, anéantissant sa volonté à chaque nouvelle poussée. Quand il glissa sa main entre eux pour presser son clitoris gonflé, il prit aussi possession de son âme. Elle cria et l’étreignit de toutes ses forces pendant qu’il se raidissait et gémissait son prénom. Elle sentit son sexe palpiter en même temps que la chaleur de son sperme se répandait en elle.
Sara MC CARTY

Tout ce qu’il voudra
Ses mains attrapèrent mes hanches et il me colla contre son corps, et un genou dur s’inséra entre mes genoux. Prise par surprise, j’ai instinctivement ouvert mes jambes et j’ai été soulevée jusqu’à ce que je sois à cheval sur ses hanches. Je me senti un moment le coeur à nu, puis il a plongé à l’intérieur de moi et j’ai eu le souffle coupé.
Sara FAWKES

Avez-vous aimé ?

Quel est votre auteur préféré ? Avez-vous un passage qui vous aura marqué ? A celles qui ont honte, que ce cache t-il derrière votre imagination ?

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Sensuellement vôtre !

Annah

La lecture érotique au service de notre plaisir

A ceux qui se défendent de ne pas nous exciter avec leurs lignes se trompent !

Les écrivains quelque soit leur style n’ont qu’un but, nous transporter.

Et les auteurs de romans érotiques ne coupent pas à cette règle. Ce style de livre est loin de nous laisser indifférentes !  Ce n’est pas grave si nous nous offusquons, si nous nous indignons. Les livres érotiques nous cueillent et nous surprennent. Ils sont des révélateurs, une loupe appuyée sur nos inhibitions.  J’aime leur côté transgressif. Oh non! pas moi, non je ne lis pas de ce genre de livres…. :). L’idée même de penser aller chez mon libraire et mon corps est déjà en mouvement. Hmmmm, l’idée de fouiner dans les rayons mais également de mettre mal à l’aise le vendeur si jamais je ne trouve ce que je suis venue chercher. C’est mon côté chipie !

Toutefois, je me désole de ne plus les faire rougir aussi facilement. Trouver un livre érotique est monnaie courante, aujourd’hui. C’est un peu dommage, toute cette médiatisation ! Ce déballage empiète sur la quête.

Et puis il faut aussi se l’avouer, elle a ouvert la porte aux auteurs gras et médiocres en tête de gondole des hypers. Vous savez ceux qui nous vomissent des romans de gare soit disant subversifs avec l’emploi de mots crus très limités en dessous de la ceinture et au fantasme plus qu’usé de la femme objet. Aucun délicatesse tant sur le scénario que dans l’écriture. Restez vigilantes sur vos choix. Les plus marketés ne sont pas toujours les plus intéressants!

Dieu merci la qualité se démarque de la masse. Et c’est avec un plaisir partagé que je vous révélerai prochainement mes impressions avec ce petit nouveau «  sur la gamme » de …. Suspens 🙂

Vous le savez, j’aime  les auteurs qui me transportent et me font rougir avec de vraies histoires cousues de dentelles fines. Loin de me trouver voyeuse avec mon livre, je me laisse prendre aux jeux des scènes érotiques. Je peux piquer allègrement tout un tas de scénarios auxquels probablement je n’aurais pas pensé voire à les détourner. Oui, il y a un peu de ça, mettre notre créativité au service de notre sensualité/sexualité.

Tout comme vous, j’ai besoin de nourriture émotionnelle!
Ben oui, quoi, le côté, ils se mariaient et vécurent heureux pour toujours avec une ribambelle de marmousiks fait en se regardant le blanc de l’œil, ce n’est pas mon truc.

Je suis la fille de…ok, l’épouse de…très bien, la mère de…. Et alors ???  Il y a moi, la femme avec ses désirs ses fantasmes et ses besoins. Je n’ai pas honte ! Tant mieux si au passage cela vient souder mon couple, le but premier reste de me faire plaisir.

Aux femmes qui me posent la question : « comment garder sa libido ? », je n’ai pas de recette miracle. La femme suit son cycle, elle a des périodes de hauts puis de bas. Il est certain que si vous ne faites rien, elle restera en berne.

Celle-ci est la piste que j’ai admis de prendre pour développer ma part de sensualité. A vous de savoir si c’est une envie.

Dans mon cas, la lecture érotique allume la partie de mon cerveau qui va réveille ma libido. J’entretien ce désir, avec des images charnelles, des histoires d’amour, des scénarios « hot ».Je me remplis de ce que je vois, de ce que j’entends, de ce que je ressens. Et mes lectures, aident à développer ma créativité, mon imaginaire.

Je garde mes 5 sens en éveil afin d’accueillir  mon homme dans les meilleures conditions. Son désir vient s’ajouter au mieux et non s’imposer à moi.

Vous croyez quoi ??? Que je vis avec un bellâtre devant lequel je suis toujours en pâmoison après 15 ans de mariage. L’homme parfait sans défaut ni humeur qui m’idéalise et me lance son regard de braise  pour faire tomber ma petite culotte?????? Eh fermez le livre, je vis dans la même réalité que la vôtre!

C’est le désir de partager un bout de chemin, la curiosité de nous connaître  qui a permis la rencontre mais depuis il nous aura fallut nous adapter, tomber, nous renouveler.

C’est pourquoi, après l’avoir éprouvée, j’ai la conviction que si une femme ne découvre pas ce qui peut l’émouvoir, ce qui l’excite, la titille, l’amuse, la rend désirable, elle ne peut s’épanouir dans son couple.

Elle attend trop de l’autre puis finit par s’ennuyer et quand la rencontre devient une corvée, l’éloignement physique s’impose. C’est la mort du couple

Nier vos désirs  ne servira personne, les occulter fera mourir votre amour !

Mon astuce

Cultivez votre jardin secret !
C’est en continuant de grandir chacun de votre côté que vous pourrez préserver le plaisir de la rencontre. Venez chacun avec vos découvertes. C’est votre individualité que vous permettra de durer.

A vous de voir ce qui sera le mieux. A vous de vous donner  l’autorisation de découvrir qui vous êtes et accepter toutes vos facettes.

Je vous embrasse

Annah

image trouvée sur pinterest probablement source originelle tumblr mais je ne lis pas bien le compte pour faire le lien. Désolée au photographe, si jamais il reconnaît son travail merci de prendre contact pour que je fasse un lien de redirection

 

À quoi sert un livre érotique ?

Je sais, ce que je vous propose n’est pas de la grande littérature, après tout, il existe plein de sites spécialisés dans la masturbation intellectuelle. J’ai choisi une autre voie, je m’amuse avec l’érotisme. Normalement, sur Annah.fr, c’est plus éducation sexuelle, coquinerie et lectures qui ne font de mal qu’aux frustrés. À cela, je tiens à rappeler à celles qui s’obstinent à lire des livres à caractère érotique et n’aiment pas qu’ elles sont maso. Je trouve pour le coup, leurs critiques acerbes sont sans grand intérêt et transpirent de velléités.

Ce sont les mêmes, qui visitent le blog par inadvertance 🙂 et tombent sur des sujets qui les offusquent. Je suis, au regard de ces personnes à l’esprit ouvert et bienveillant, bonne à faire enfermer dans un asile pour obsédés. Vous êtes prévenus,  je suis un cas désespéré.

C’est oublier l’urgence de poser de nouvelles limites et occulter le besoin d’instruction dans ce domaine!! Donc, s’il vous plait ne tapez plus, masturbation, sexe, sexualité, sex-toys, lecture érotique, éjaculation,orgasme et plaisir et vous ne tomberez plus chez moi !

Dans cette rubrique livre
Je confirme, il y a : du sexe, des hommes, des femmes, parfois tout est mélangé. C’est dans le désordre, au-dessus ou en dessous ou juste en face. Il a des scénarios, des fantasmes,de la luxure pour permettre à votre petit vélo de se mettre en route. Ces lectures n’ont qu’un seul but, alimenter votre boite à fantasme, pour le moment venu, pouvoir récréer votre imagerie. On ne vous demande pas de vous identifier même si parfois l’idée est tentante. Qui ne rêverait pas de se faire considérer comme une déesse, se faire choyer, embellir, câliner et baiser et ressortir avec un sourire béat inscrit sur le visage.

Je dissocie parfaitement la réalité de la fonction et il en est de même pour la majorité des personnes qui lisent des romans à l’eau de rose, érotiques ou d’aventures. Ma liste de sélection est basée sur ma construction et mes manques. Je suis novice, je découvre, déblaye le terrain parfois c’est une heureuse découverte souvent j’éprouve de l’ennui parfois du dégoût. Si je me permets de vous le proposer c’est qu’à mon sens, il y a à l’intérieur une petite souris qui vous parlera qui fera écho à votre propre recherche. Il vous arrivera peut-être d’être déçu, c’est le jeu !

Je vous invite à ce stade à faire votre choix de l’auteur, et puisque vous avez l’autorisation de vous accorder du temps. C’est bien calé au fond dans votre fauteuil ou au chaud dans votre lit qque demarre l’histoire.

Bonne lecture !

Annah

Lecture érotique : JEU DE COUPLE d’Erik Torrent

Ce podcast est une lecture du texte que m’a écrit Erik TORRENT, « Jeu de Couple »

Vous pouvez l’écouter directement sur le blog en cliquant sur le bouton « play » ou le télécharger en cliquant sur télécharger ou en faisant un clic droit ici, puis « enregister sous »

Jeu de couple

 

Depuis ce matin, Robin n’est pas avare en compliments. Il multiplie les attentions plus ou moins discrètes et les gestes de moins en moins subtils : un baiser dans la nuque, une caresse sur une fesse, une main qui vient épouser la rondeur d’un sein. Aucun doute n’est permis. Il a envie d’elle ! C’est d’ailleurs plutôt flatteur et en général cela contribue efficacement à la mettre dans de bonnes conditions. Mais ce soir, rien. Sa libido reste en berne. Delphine est mal à l’aise. Elle s’en veut de décevoir son homme dont le désir est plus que légitime : cela fait plus d’une semaine qu’elle se refuse à lui.

 

Alors qu’il regarde un policier américain à la télé, elle vient de prendre un long bain moussant pour se détendre, accompagnée par son CD fétiche des Cranberries. Cependant, plus elle cherche à faire monter son désir, plus il se dérobe. Dépitée, elle s’apprête à chercher une nouvelle excuse qui ne lui fasse pas trop mal. C’est alors qu’elle repense à ce conseil trouvé sur le blog d’une amie. Cela l’avait fait sourire. Mais si elle essayait ? Elle n’a rien à perdre ! Une histoire se forme peu à peu dans son esprit, réveillant sa nature joueuse. Elle se dépêche de se sécher, de se coiffer, de se parfumer avant de passer une nuisette. Elle vaporise aussi un peu du précieux élixir sur un de ses foulards en soie qu’elle vient de chercher dans sa commode. En passant près du salon, elle s’adresse à Robin.

–         Chéri, je vais lire un peu au lit. J’espère que tu ne tarderas pas trop !

–         T’inquiète, je finis juste cet épisode. J’ai mis les suivants à enregistrer.

 

En feuilletant une revue, elle guette les faits et gestes de son homme. Il se lève de son fauteuil et éteint la télé puis la lumière du salon. Il prend sa douche, puis se lave les dents. Enfin, il rentre dans la chambre. Il la dévisage pendant une fraction de seconde, cherchant sans doute à repérer les prémices des débats souhaités.

–         Mon amour, tu me fais confiance ? commence Delphine.

–         Mais bien sûr ! Quelle idée…

–         Justement, ce sont des idées… coquines qui me sont passées par la tête alors que je prenais mon bain. Tu es prêt à me suivre ?

–         Jusqu’au bout du monde, tu le sais bien.

–         Alors, voilà, je vais tout te raconter, mais pour bien écouter, j’aimerais que tu me fasses confiance et que tu te laisses faire… Dac ?

Robin sourit en acquiesçant. Il aime tant cette forte complicité qui les unit.

 

C’est ainsi que peu après, il se retrouve allongé sur le dos, les yeux bandés avec le foulard de la femme qu’il aime, son odorat enivré par son parfum fétiche. Il se sent à sa merci, revêtu uniquement du fin tissu de son pantalon de pyjama. Que lui a-t-elle préparé ? Après quelques très longues secondes, il entend sa voix lui susurrer à l’oreille.

–         Il fait chaud, tu ne trouves pas ? Chut, ne dis rien. Nous marchons dans la rue. C’est l’été. Il y a beaucoup de monde. Quoi de plus normal, nous sommes sur les Champs Elysées. Nous nous tenons par le bras, comme les deux amoureux que nous sommes. Ma démarche est un peu raide. Je m’appuie un peu plus sur toi. Tu imagines pourquoi ?

–         Euh, tu as un caillou dans ta chaussure…

–         Non, non, ce n’est pas là que ça se passe.

–         Euh, plus haut ?

 

Delphine ne répond pas, elle prend un objet dans le tiroir ouvert de sa table de nuit, le met dans un repli de la couverture pour étouffer un peu le bruit avant de mettre la télécommande sur « on ».

– Mais bien sûr, comment n’y ai-je pas pensé tout de suite ! Ton œuf.

– Oh coquin, tu veux dire l’œuf que tu m’as offert et dont tu gardes la télécommande. Tu n’as pas honte de le mettre en route comme ça, en pleine rue ?

– Justement, la circulation couvre le bruit de vibration !

 

Delphine lui agrippe fermement son avant-bras. De l’autre main, elle monte le variateur du sex-toy, toujours enfoui dans les couvertures, en gémissant légèrement :

–         Oh, tu exagères !

Elle se réjouit de voir une forme familière soulever doucement le bas du pyjama de son homme. Au moins, elle arrive toujours à lui faire de l’effet.

 

Robin sent l’excitation monter. Il se force à rester immobile pour laisser sa compagne mener le jeu à sa guise. Il a l’impression que sa voix suave s’insinue dans chaque parcelle de son corps, comme une caresse légère et délicieuse. Serait-ce sa cécité temporaire imposée ? Il a l’impression que chaque sensation est décuplée. Il se laisse transporter dans le scénario qu’elle a mis en place et répond.

–         Dis-moi que tu n’apprécies pas, reprend-il… et j’arrête tout de suite. Promis !

–         C’est que. Comment dire ça en pleine rue… Ce n’est pas tant l’œuf qui me gêne pour marcher, en tous cas, tant que tu restes raisonnable avec la télécommande… C’est plutôt euh, ton dernier cadeau que je viens enfin d’étrenner.

 

Delphine regarde le joli plug argenté qui est toujours dans son tiroir ouvert. Ils en avaient parlé à mots couverts avant que Robin lui offre. Mais elle reste très ambiguë face à cet objet. Elle ressent une attirance certaine tout en n’arrivant pas à passer à l’acte. Peut-être une envie de transgresser certains interdits ou de se donner encore plus totalement à l’homme de sa vie. Jusqu’ici ses propres tabous et la peur d’avoir mal ont toujours eu le dessus. Mais le mettre en scène ainsi lui plaît bien. Elle sent même ses tétons durcir à cette idée. Elle se rapproche de l’oreille de son amant.

–         Et toi ça te fait quoi de te promener avec ta femme remplie par tous les trous ?

–         C’est très bandant ! Tu n’as qu’à vérifier par toi-même.

Effectivement, Delphine peut constater que son sexe se dresse sous son pyjama comme s’il en cherchait la sortie. Mais elle reste dans le scénario.

–         Vérifier en pleine rue ! Tu n’y penses pas… J’ai déjà accepté de mettre les toys pour assouvir tes fantasmes, mais non, je ne toucherai pas ta queue en public !

Robin cherche à se redresser et tâtonne d’une main à la recherche du corps de sa bien aimée qui se dérobe.

–         Non, non, il n’est pas davantage question que tu me caresses sur les Champs ! Tant pis pour toi si c’est un autre de tes fantasmes.

 

Elle reprend son récit.

–         Mais où m’entraînes-tu ? Cette petite rue m’a l’air mal famée. J’étais plus à l’aise sur les Champs. Cette boutique aux néons roses est d’un goût ! Tu veux vraiment qu’on entre ?

–         T’ai-je déjà déçue ? On y va.

–         Nous sommes dans un sex-shop. A ma grande surprise, tu le traverses sans un regard pour les articles exposés. Tu m’entraînes vers une porte au fond de la boutique ornée d’un sens interdit et de l’inscription « Privé ». Nous voici dans un couloir avec des pièces de part et d’autres. Les portes sont vitrées. Certaines ont un rideau tiré, d’autres non. Je ne suis pas à l’aise. Nous nous arrêtons devant une porte.

–         Aie confiance, ma chérie. Tu sais que je ne veux que ton bien !

 

Robin est transporté par ce récit et surtout par la merveilleuse conteuse. Pour être franc, il la laisse continuer pour lui faire plaisir. Au fond de lui, il s’impatiente de passer à l’action !

–         A travers la vitre, nous voyons un grand lit, poursuit-elle. Trois personnes nues s’y prélassent. Quand je dis prélasser, ce n’est pas vraiment le mot juste. Trois personnes sont en train de baiser. L’homme est allongé sur le dos, comme toi en ce moment. Une femme le chevauche, empalée sur sa grosse et longue queue. Mmm, très désirable cette queue d’ailleurs !

 

Delphine sourit en voyant son homme soulever en vain ses fesses. Il va falloir qu’elle abrège si elle veut en profiter un peu avant qu’il n’éjacule dans son pyjama ! Elle-même s’est laissée prendre au jeu. Ses mains parcourent ses seins et même son bas-ventre sans qu’elle l’ait cherché sciemment. Elle ferme les yeux et cherche à réunir le fantasme de Robin d’une partie à trois et le sien d’être doigtée par la petite porte. Sa voix devient de plus en plus rauque.

–         L’autre femme les embrasse à pleine bouche, l’un, puis l’autre. Elle caresse leurs poitrines. Peu à peu, elle se concentre sur la femme. Sa main descend dans son dos, puis sur ses fesses. Profitant des mouvements de va et vient sur la queue bien dure, elle glisse un doigt dans sa raie, descend jusqu’à sentir le frottement du pénis enduit de cyprine. Son majeur remonte un peu pour masser son œillet. Il redescend rechercher un peu de cyprine, puis, sentant l’anus bien souple, elle enfonce le doigt d’un coup au moment où la femme s’empale à nouveau sur la queue.

 

Delphine est trempée de désir. Elle a même laissé son doigt s’égarer jusqu’à sa propre rondelle, la massant doucement sans oser aller plus loin. Tout en continuant son récit, elle baisse le pyjama de Robin, décalotte sa verge, se met à califourchon au dessus de lui et s’empale d’un coup prenant ainsi la place de l’héroïne de son récit.

–         Oh oui, ma chérie, j’ai tellement envie de toi !

Il pose les mains sur ses fesses, accompagne ses mouvements qui deviennent rapidement une vraie cavalcade. Les yeux toujours bandés, il cherche ses seins avec sa bouche, les léchant au passage, les tétant quand il peut, allant jusqu’à les mordiller.

 

Enfin, quand il la sent prête à venir, il glisse un doigt dans sa raie, trouve facilement son œillet et y immisce une phalange. Non seulement elle le laisse faire, mais elle émet un feulement révélateur de sa jouissance. De quelques coups de reins, Robin la rejoint et libère sa semence en elle.

 

Quelques instants plus tard, alors qu’ils sont tendrement enlacés l’un contre l’autre et qu’elle lui a retiré le bandeau, il lui susurre en souriant.

–         La prochaine fois, ce sera moi le scénariste, mais pour cela, il faut que je me procure des menottes…

IDEE DE LECTURE : « JEUX ATTACHANTS »

Récit écrit par ERIK –  PENSEES COQUINES

Je vous soumets une petite nouvelle écrite par un homme que je n’ai pas encore eu le plaisir de rencontrer !

J’ai trouvé son travail très intéressant et je pense qu’il vous donnera l’étincelle pour passer à l’acte

« JEUX ATTACHANTS » est une nouvelle érotique qui  illustre bien mes propos de la semaine !

Quand un couple dépose ses fantasmes, l’idée germe doucement jusqu’au jour ou l’un des partenaires devienne le metteur en scène.

Bonne lecture,

Me voici au pied du mur. Nous en avons souvent parlé avec Julien. Qui a été le premier à lancer le sujet ? Lui, sûrement ! Qui a été le premier à y penser ? Pour être franche, je ne le sais vraiment pas. Ce qui est sûr, c’est que mon homme a su prendre le temps. Le temps pour que ce fantasme investisse mon esprit, mes pensées, mes rêves. Le temps pour que j’en arrive à être impatiente qu’il se réalise. Je n’ai rien dit à Julien, mais il a su quand j’étais prête. Et maintenant, me voila debout devant lui, vêtue d’un ensemble en dentelle rouge, avec mon porte-jarretelles noir qui remonte haut sur mon ventre et mes bas noirs. Sur le lit, trônent les objets de mon fantasme qui me font déjà frissonner : des liens et un bandeau. Les premiers accords d’une symphonie de Gustave Mahler jaillissent des haut-parleurs.

Sans un mot, Jérôme me montre le bandeau. C’est moi qui dois le mettre en place pour débuter la séance, montrant ainsi mon plein acquiescement. Tout à l’heure, c’est moi aussi qui retirerai mon bandeau, quand la musique ce sera tue. Et même en cours de séance, si je veux abdiquer, la phrase convenue est « Y’en a marre de Mahler » ! Je mets donc mon bandeau avec application. Je ne veux rien voir, même pas une fine bande sur les côtés. Je tends les bras et mon homme m’entrave les poignets. Il a du s’exercer : les liens ne me font pas mal, bien que je sois dans l’incapacité à les faire glisser. J’entends quelques pas sur le parquet, puis ses doigts sur la fermeture de mon soutien-gorge. Il l’enlève. Encore quelques bruits de pas et je sens sa langue, puis sa bouche sur mes tétons qu’il mordille quelques instants. Il me tire par les cordes, m’oblige à avancer. Il me fait monter sur le lit, à plat ventre. Mes mains sont contre les barreaux de la tête de lit, liées à eux.

De nouveaux liens enserrent mon coude droit. Ça, on n’en avait pas parlé. Mais je ne dis rien. Je lui fais confiance. Ses mains saisissent mon genou droit, m’obligent à le remonter jusqu’à ce qu’il touche mon coude. Les voici liés l’un à l’autre. Il les tire un peu vers l’extérieur. Le même manège se reproduit sur le côté gauche. Je dois être d’une indécence totale, mon postérieur ainsi exposé. Mon sexe et ma raie juste protégés par la fin tissue de mon string

Quelques bruits de pas, puis plus rien. L’attente. Je ne dis rien. Je ne veux pas l’implorer. Je me concentre sur la musique. Je ne veux pas penser à mon impossibilité de me libérer sans son aide. A la symphonie s’ajoute le bruit d’une ambulance, puis des cris d’oiseaux, le chant d’une baleine, des bruits de pas, des conversations. Julien a ajouté différents bruitages à la musique. Il est très doué à ce jeu là. Mais je ne suis pas bête non plus. Je sais ce qu’il cherche, me désorienter, m’empêcher de discerner le vrai du faux dans les bruits qui me parviennent. Ne pas savoir si nous sommes seuls ou non.

J’en suis encore à ces réflexions que je sens quelque chose de froid contre ma fesse. Un objet tout en long. Métallique probablement. Il glisse sur ma peau. Se soulève. Se repose ailleurs. Glisse à nouveau. Puis un clac sonore. J’y suis. Des ciseaux ! Des dizaines de clacs. Ils s’attaquent à mon string. Le tissu glisse, mon intimité est maintenant complètement exposée.

De nouveau l’attente, l’ouïe brouillée par tous les bruitages superposés à l’œuvre de Mahler. Malgré moi, je sens l’excitation monter. Oh, quelqu’un souffle sur mon entrejambe. C’est très agréable. Je dois faire un effort pour ne pas bouger, ne pas gémir, rester impassible. En plus du souffle, je sens maintenant une douce caresse, très fine, faisant des arabesques sur mes fesses puis glissant sur mes cuisses, prenant soin de ne pas se poser directement sur ma fente. Un pinceau, oui c’est ça, c’est avec un pinceau de peintre qu’il me caresse. Enfin si c’est bien Julien, car il m’est impossible de le vérifier. C’est trop bon, je ne peux plus m’empêcher de bouger les fesses pour répondre à ces douces caresses, de gémir de contentement. Et comme en récompense, le pinceau vient jouer sur ma fente, glisse dans mon vagin, enveloppe mon clitoris. Ne pouvant me caresser, je frotte mes seins contre les draps. Tout mon corps réclame du plaisir ! Cet amuse-bouche est délicieux, mais jai hâte d’arriver au plat de résistance. Mais je me tais. Je ne m’abaisserai pas à le supplier…

Un nouveau blanc. Le pinceau s’est retiré. La musique est de plus en plus forte. Les bruitages sont toujours là. Je ne sais plus ce qui se passe dans la pièce. Quelque chose de dure glisse à l’orée de ma grotte, parcourant ma fente de bas en haut et de haut en bas. Ça a la taille d’un gland, mais c’est trop froid pour être la queue de mon homme. Ça me pénètre et commence des va et vient. Oui, le doute n’est plus permis. Il s’agit bien d’un gode. Il va et vient profondément en moi. Quand j’entends le bruit de succion, j’ai un peu honte. Je dois mouiller en abondance. J’aime cette situation et ça se voit ! Quand je sens une main prendre appui contre mes fesses, un doute me saisit. Elle est trop fine pour être celle de Julien. Trop fine pour être masculine même. Est-ce une femme qui me baise avec ce toy ? Une vague impression de ressentiment me traverse. Julien. Comment a-t-il osé ? Il sait bien que je ne suis pas attirée par les femmes. Certes, il m’est arrivé de flirter avec l’une ou l’autre lors de nos soirées libertines. Mais j’en ai toujours conclu que j’étais 100% hétéro. Il le sait bien. Mais je ne dirai rien. Je m’en suis remise à lui. Il fait de moi ce qu’il veut.

Après être un moment resté plongé dans mon minou, le gode va et vient beaucoup plus vite. La main posée sur ma fesse est bien plus grosse, masculine maintenant, sans aucun doute. Un pouce inquisiteur prend possession de ma raie, vient titiller et assouplir ma rondelle. Je me sens complètement à sa merci. Son jouet consentant. Il presse plus fort sur mon anus et je sens mon anneau céder pour laisser passer ce pouce. Je perds mes repères habituels : humiliée devant je ne sais pas combien de regard, consentante malgré tout, excitée comme jamais, salope même ! Une pensée fugitive me perturbe. Et si quelqu’un prenait des photos, ou même me filmait ? Non, on avait été clairs sur ce sujet. Je fais confiance à Julien.

Le pouce tourne dans mon petit trou. J’ai un peu mal. Mais il se retire bientôt, remplacé par quelque chose de dure, comme une boule puis un rétrécissement autour duquel mon anus se resserre. Un plug. Ils m’ont pluguée ! Les va et vient du gode en moi reprennent de plus belle. Je ne sais pas qui le manipule, mais il sait y faire. J’oublie rapidement l’autre toy pour ne plus faire attention qu’à mon plaisir qui monte inexorablement… avant que le jouet ne soit retiré et me laisse haletante, insatisfaite !

– Non ! J’ai trop envie, je veux être baisée ! Baisez-moi ! S’il vous plait…

Julien a gagné. J’en suis consciente. Je m’abaisse pour me faire prendre. J’ai trop envie ! Et rien ne se passe. Je suis là pantelante, le cul plugué. J’en pleurerais de frustration, de désir, tout amour propre refoulé.

Enfin, je sens un sexe, un gros, un vrai me prendre les mains agrippés à mes hanches. Il va et vient en moi rapidement. Mon plaisir monte. Oui, je sens que je vais venir ! Oh non, il se retire et je sens son sperme gicler sur sur mes fesses, jusque dans mon dos… Me laissant insatisfaite.

Plus rien pendant plusieurs minutes. Julien serait-il capable de me laisser ainsi ? Veut-il me punir d’avoir voulu jouer ce jeu ? Je ne veux pas y croire.

Enfin, après une attente qui m’a paru interminable, une nouvelle queue ramone à nouveau ma chatte. Mon plaisir monte à nouveau. Cette fois-ci, je ne fais rien pour me retenir. Je veux jouir, maintenant. Tant pis si je viens avant lui. C’est bon, c’est si bon. Je ne pense plus qu’à ça. Je n’entends même plus la musique. J’imagine le spectacle que je dois donner, mon postérieur exposé, mis en valeur par mes bas et mon porte-jaretelle, le plug sortant de mon petit trou, cette queue me pistonnant, me ramonant…. Ouiiii, je laisse l’orgasme me posséder, je crie !

A nouveau, du sperme macule mes fesses, souille mes bas. Je me laisse un instant gagner par une douce torpeur.

Quand je reprends pleinement conscience. Quelqu’un défait mes liens et me fait mettre debout. Dix secondes plus tard, la musique s’arrête. Je retire mon bandeau et le pose sur le lit à côté des liens, d’un gode très réaliste et d’un plug.

– Les autres sont partis, demandais-je ?

– Les autres, mais quels autres ?

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