Jouir – l’itinéraire du plaisir

Aïe, le dicta de l’orgasme fait mal. Jouir est un impératif !

Aux femmes qui pensent être hors norme, des nulles, des coincées, des incapables.

A toutes celles qui attendent l’orgasme pour se penser femme.

Il n’y a pas de super bon ou de très mauvais partenaires. Il y a juste des hommes et des femmes qui ne se connaissent pas !

Vous le savez maintenant mon passif de violences sexuelles ne me permettait pas plus qu’à vous, l’accès au plaisir. Etre an-orgasmique est une définition enfermant le désir.

A vous de trouver le chemin du plaisir.

Il est possible de jouir de sa peau, de son corps, de son sexe, d’un parfum, de l’autre

Femme, ma belle au bois dormant qui veux-tu comme sonneur ?
Qui peut, qui veut ou qui doit réveiller ce corps assoupi ???

Si chacune de nous à cette capacité, le souhaitez-vous, le cherchez-vous vraiment ?

Est-ce si utile ?

On nous vend l’orgasme pour notre bien être, notre épanouissement physique, psychique et spirituel, pour notre ligne, notre vitalité, notre santé.

Mais s’il se suffisait simplement à lui-même pour quoi lui attribuer les valeurs d’une poudre à perlimpinpin

A quel sein se vouer de quel coté penche la balance l’élévation ou la mortification ?

La jouissance diabolisée : risque de se perdre, de perdre son amour propre, sa raison.

Jouir de quoi, de qui, pourquoi avec quoi et en quel lieu ???

La femme n’a plus d’autre choix que de se dire active, au risque de paraître frigide.
Pour la paix social, nous avons bien une issue, inviter notre ami simulacre

Mais pourquoi ? Si jouir est mal, ne pas jouir l’est tout autant

Jouir deviendrait-il le seul but pour rassurer sur sa vitalité ?

Exit le plaisir d’être, avec soi, en soi, de prendre du temps pour soi, de vivre la découverte, ressentir des sensations.

Non, Jouir devient mesurable : 1 niveau – 1 intensité – 1 sonorité

Jouir vaut son pesant de liquide !

Quand pourrons nous simplement être une femme sans avoir à se justifier ou à se pervertir ?

Vivre avec la fluctuation du désir, moduler les plaisirs pour un jour s’éveiller

Dans bien des cas à trop vouloir jouir, l’orgasme nous fuit, se dérobe, nous attriste

Il est dommage aujourd’hui de jouir pour par_aître au lieu d’être

Reprenons la main! 🙂

A toi de décider avec qui jouir, quand jouir, sa fréquence et son but.

Redonne du sens à ta vie sexuelle pour que jaillisse ton plaisir

 

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Si tu as envie d’échanger sur ton intimité on se retrouve ici

A bientôt

Annah

« Le sexe de la modèle » – spectacle

Bonjour chers tous,

Ce que je vous propose aujourd’hui est un spectacle peu ordinaire.
Spectacle écrit et interprété par Rachel Monnat 

«Le sexe de la modèle»

Rachel parle d’un métier peu connu, le métier de modèle, celle des peintres, des dessinateurs, des sculpteurs… Un métier qu’elle exerce

Avant même, la fin des représentation Rachel est déjà en mesure de faire le constat suivant

« la nudité fait peur ! »

Une mise à nu, pour mettre en scène la femme et ses pensées. Sans entraves ni complexe, la modèle est sorti de son atelier et vient vous cueillir le temps d’une soirée.

Mais que fait « cette modèle » nue comme un ver.

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« le sexe de la modèle » crédit Photoval.ch, Valérie Pinauda

Pourquoi est-elle sortie de l’ombre de l’atelier ?

Tout simplement parce que cette modèle avait des choses à dire. Fini de faire le pantin qui se désarticule pour la bonne cause, trouver la pose qui donnera au tableau toute sa singularité.

La lumière est son amie, plus besoin de passer le peignoir, c’est une voile bleue qui l’habille. On se perd à nouveau, elle a créé sa réalité, où la nudité est oubliée. La mise à nu est verbale. Ce monologue ne serait-il pas plus intime ?

La modèle et ses questionnements

  1. Quel rapport entretient-on vraiment avec son corps?
  2. Quelle place prend-il dans la société ?
  3. Qu’est-il acceptable de montrer ?
  4. Peut-on parler de la nudité du corps de la femme, simplement sans le pervertir?

Certains viendront peut-être par pur voyeurisme, mais cela n’entachera pas la teneur de son discours. Le contenu est plus précieux, « cette modèle » est le porte-parole des questions restées en suspend.

le conflit muet qui anime toutes les femmes!

Et si par une porte dérobée, vous pouviez vous reconnecter avec votre moi. Dans ce cas, je vous suggère de réserver au plus vite vos places.

 N’oubliez pas que seule la toile est porteuse d’un message érotique, le ou la modèle est tout comme le médium, un outil pour libérer la sensualité du peintre.

Le soir de la représentation, c’est vous qui occuperez cette place, attention alors, à ce que « cette modèle » pourrait révéler sur vous-même !

Mise en scène sublimée par Jean Jollet.

Voici un commentaire subtilisé du site accrosens

Le mot de Massimo:
Je n’ai jamais entendu parler de nudité et d’intimité avec autant de naturel et de poésie.
C’était vraiment très surprenant. Ou plutôt, c’était tellement naturel, que la surprise s’est illico transformée en harmonie

Voilà, tout est dit, « la modèle » s’est débarrassé du superflu, le nu académique a gagné en harmonie !

Extrait pour vous mettre en appétit

Annah

À marquer dans vos agendas
Les dernières dates 2015:
C’est en suisse !
PORRENTRUY – 24 au 26 septembre, 20h – Salle des Hospitalière
info@cultureporrentruy.ch – tél. 032 466 92 19

source photo : Photoval.ch, Valérie Pinauda

Sexe – la grande question

Est-ce que le sexe définit le genre d’une personne?

le podcast en lien ci-dessous RTS radio suisse
[podcast]http://annah.fr/mp3/tribu.mp3[/podcast]

A cette question un grand nombre de personnes ont planché, un livre à vu le jour  « Mon corps à t-il un sexe? »et sur la route de la promotion une émission!

Laurent Caspary reçoit Evelyne PEYRE l’une des co-autrices (Joelle WIELLS)

L’ambition de ce volume, qui rassemble les contributions de chercheurs et chercheuses en sciences de la vie et en sciences humaines et sociales est de faire le point sur les connaissances concernant le sexe biologique et ses variations, dont on sait désormais qu’il ne permet pas de séparer les individus en deux catégories bien distinctes.

> Des témoignages de personnes intersexes et transgenres, apportent sur la question de l’identité sexuée un éclairage complémentaire qui bouscule les « réponses » que donnent le plus souvent la médecine et le droit.

le livre qui remet les pendules à l’heure sur la définition du sexe.

Une femme qui a le corps marqué est-elle moins belle?

Comment définir les canons de l’esthétisme?

Redéfinir la norme.

A quoi est sensé ressembler une femme qui donne la vie?
Les traces de ce moment de vie à jamais gravées sur son corps sont-elles pénalisantes pour sa sexualité?

Une photo prise par Jade Beall

Une photo prise par Jade Beall

On vous rabat les oreilles avec des images de tops modèles sylphides aux mensurations parfaites à la peau dorée, lisse et sans imperfection. Les mêmes qui postent de selfies enceintes proche du terme et vous ressemblent  quand vous n’étiez qu’à 2 mois et  le comble c’est qu’elles retrouvent la ligne aussitôt, formidable!

Vous ne vous sentez pas du tout coupable.

Je ne suis pas certaine que ces images qui font exceptions de bimbos édulcorées puissent nous être d’un grand secours sur le chemin de l’acceptation de soi!

Il y a peu je vous ai relayé un article sur le bellâtre, l’homme parfait le prince charmant des tabloïds très loin de l’homme de votre vie avec ses poignées d’amour, un petit ventre rond et du poils aux pattes !

Aujourd’hui, c’est autour de l’apparence de la femme d’être réactualisée. Donc comme pour les hommes, les femmes qui vous sont proposées ne sont pas parfaites mais elles n’en sont pas moins belles.

C’est à la suite de sa grossesse et les transformations de son corps que Jade Beall à d’abord voulu témoigner au travers d’un blog puis est né l’idée d’un livre « a beautiful body project »

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Avec ses photos de femmes comme vous et moi, elle nous pousse à porter un autre regard sur les transformations que subit le corps de la femme pendant et après la grossesse.

Cette quète de vouloir à tout prix coller aux canons esthétique de la mode en papier glacé, nous torture. Résultat, on se déteste encore plus et certaines tombent dans la dépression de ne pouvoir y arriver !

Je vous rassure vous n’êtes pas vilaine et surtout il faut arrêter de vous dissimuler derrière des colles roulés et pantalon jusqu’aux chevilles. N’oubliez pas ces icônes sont retouchées. J’aime les appeler  des photoshopettes!

Moi, ce que j’aime, ce sont les femmes de caractères, les femmes qui savent d’où elles viennent et pourquoi leur corps à cet aspect. Les femmes qui s’assument!

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais je me passionne pour les portraits. J’aime regarder toutes sortes de visages brutes qui reflètent l’image d’une vie, avec des rides d’expression, des pattes d’oie aux coins des yeux. On ne peut pas dire que l’une d’entres elles soient laides. Elles ont du caracère, elles sont expressives ou du moins je les trouve plus intéressantes que ces femmes au visage botoxé et lèvres tirées.

Je pense que comme le visage le corps porte la mémoire de nos abus, de notre maturité, notre transformation. C’est une cartographie de notre évolution qui s’est dessiné à fleur de peau. J’aime qu’un corps parle, sa peau, son rapeux, sa rondeur, ses cicatrices ont un sens. On ne peut pas toutes être grandes, belles, minces avec une chevelure à la princesse réponse!! J’ai loupé le coche.

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Je dirais qu’après mes grossesses,je ressemble davantage à une nymphéa du début du 19ème, avec ma blancheur diaphane et mes hanches larges et mon petit ventre rond et ses imperfections qu’à Victoria beckam bronzée mince, tout bien!!! Alors je fais quoi ? Je me cache, je reste chez moi et je ne fais plus l’amour à mon mari. Je ne suis plus assez désirable aux yeux de la société!!

Je suis comme un fruit gâté qu’il faut vendre à rabais car sa forme et son aspect, le déserve. Pourtant nous sommes en droit de nous poser la question. »A-t-il moins de saveur? » En faite, concernant la femme, je dirai que c’est tout le contraire. Après avoir réussit à accepter ses blesssures, elle ne peut qu’être sûre d’elle et devient plus aventureuse. Elle met en valeur d’autres atouts.

Je pense que plus, on nous proposera d’images différentes de femmes « normales », comme vous et moi, il y aurait moins d’écart avec la réalité. On sera moins choquée !

Je pense que le problème de notre mal être, ne vient pas de ce que nous sommes mais de ce à quoi on veut nous faire ressembler, ce qui acceptable ou non.

Ne peut-on pas redéfinir cette norme sociale?

Je dirai qu’en tant que femme, vous avons un grand rôle à jouer.
Nous devons d’abord nous affirmer et nous assumer

Ensuite, nous ne devons plus accepter la critique pour quelque chose que l’on subit et sur laquel nous n’avons pas d’emprise. Personne ne fait le choix consciemment d’être marquée ou déformée. Cette grossesse vous l’avez voulu ensemble pourtant rien chez lui contrairement à vous n’a été modifié à moins que monsieur n’ai fait une couvade !!!

On ne doit plus tolérer des réflexions de ce genre : Quand est-ce que tu vas maigrir? Qu’est-ce que t’es moche ? Ca pendouille, tu ne peux pas faire quelque chose ? Non mais, t’as vu tes fesses, toutes ces vergetures sur le côté, tu devrais porter un shorty, t’a culotte de cheval, tes seins qui tombent. Ces paroles blessantes laissseront, elles aussi une trace indélébile.

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Qu’ils postulent dans ce cas pour le petit 3ème. Cette petite merveille qu’ils sont heureux de montrer à tous,preuve de leur fertilité.

« Valoriser un corps, quelque soit sa taille et de la forme, de la couleur ou un aspect, un corps qui a imprimé sur elle les marques d’avoir un jour cultivé, porté, donné naissance et nourris un autre être. Un corps qui montre les cicatrices, les rainures et les vergetures tout en manifestant la douleur et des émotions variées. » leticia Valverdes photographe 

Alors messieurs, on l’adule cette femme qui sacrifie son corps pour perpétuer votre nom. Si ce n’est pas facile pour vous essayez de vous mettre à sa place.

Ensemble, il est important d’éveiller, nos enfants, les filles comme les garçons pour redéfinir ce que peut être la normalité.

Ne pensez vous pas, qu’il serait plus sain d’expliquer le bonheur que l’on a eu.
Le plaisir ressentit d’avoir vu ce ventre s’arrondir. Nous avons éprouvé notre réssitance à les mettre au monde. Les vergetures, cicatrices, plis  ne sont que les traces (indélébiles) d’un moment merveilleux, révolu et qu’il faut les aimer pour cela.

Au-delà de l’initiative artistique, « a beautiful body project » c’est véritable mouvement qu’à suscité  Jade Beall.
Grâce à elle, de nombreuses femmes ont accepté de partager leur vulnérabilité.


Si vous avez envie que je mette en place une galerie pour accueillir vos photos c’est possible.

Avis aux amatrices, des ventres, des fesses et des seins rien de nominatif ni pornographique.

à bientôt

Annah