Construire une relation atypique et non genrée pour ne plus être dans le consumérisme hypocrite

polyamorie, trouple, triouple, amour pluriel ne cherchez pas, aucune définition dans le dico. Cette modalité de couple est un mot inconnu. Vous ne trouverez pas de structure pour comprendre ce que c’est, pas de réponse toutes faites. Aucune info sur comment faire ou comment réussir à durer sur le long terme.

A priori, le polyamour consiste à avoir une relation amoureuse et sexuelle avec plusieurs personnes. Cette relation se vit en même moment avec une sexualité consentie, mais pas nécessairement avec tous les partis au même temps.

Aujourd’hui, le manque de recul et le peu de retours sur l’expérience, ne nous permet de savoir s’il est possible de l’inscrire sur le long terme.

Ce sera à vous de tout inventer, expérimenter et en tirer les leçons utiles pour les générations à venir.

La société mute, les couples sont aujourd’hui en mesure de répondre à leurs besoins fondamentaux. Pourtant, un peu à l’image d’ un enfant trop gâté à Noël, il s’emmerde! Que pourrait-il bien avoir de plus pour l’émoustiller?

Enfin , c’est plus l’opinion générale que la motivation première de ceux qui se lance dans l’aventure.

  • Est-ce une notion permissive ?
  • Envie de se la jouer cool, face à l’infidélité grandissante ?
  • Une permission à pouvoir s’autoriser des plaisirs  supplémentaires ?

Pour moi, toutes ces émergences, nous interrogent sur la notion de couple qui ne nous satisfait plus et sur ce que veut vraiment dire le mot AMOUR.

Sommes-nous fait pour aimer une seule personne intensément toute sa vie ?

  • Si je sais que tu m’appartiens, quel est l’intérêt de faire un effort ?
  • Est-ce que cela laisserait de la place à une autre personne de se positionner et combler le manque. Sommes-nous à ce point volage ?
  • Notre cœur peut-il aimer aussi fort plusieurs personnes au même moment ?

L’amour pluriel propose un nouveau modèle qui permettrait aux personnes désireuses de tenter l’expérience de reposer la notion d’ego. Si tu es avec moi, il n’y a pas d’appartenance. Si l’opportunité se présente, je peux tomber amoureux d’un.e autre.

Les bases sont posées !

Je peux alors faire cette expérience et voir où elle me mènera sans te froisser puisque que tout est clair. Tu es libre, je suis libre, l’autre est libre.

  • Pouvons-nous cohabiter sous le même toit ?
  • Avons-nous une plage pour laisser libre cours à cet élan dans ce contexte déjà surchargé.
  • L’envie de l’autre est-elle fluide et motivée par l’envie ?
  • Le principal intéressé est-il ok jusqu’au bout ?
  • Se sent-il délaissé ?
  • Son amour est-il sur le point de s’user en même temps que sa tolérance s’amenuise.

Sur le principe, ce n’est pas du libertinage.
Il est question d’amour et non seulement de consommation de sexe.

Pour autant, quand on aime passionnément une personne, reste-t-il encore de la place sur le plan psychique, émotionnel et corporel pour accueillir un tiers dans son espace?

Puisque cela ne relève pas d’un choix conscient d’amener une autre personne dans son couple pour former ce qu’on appelle un’TRIOUPLE’ celui des deux qui tombe amoureux, peut aimer un autre homme, une femme, un trans, un non genré, un homo, un bi, une lesbienne.

Sommes finalement aussi ouverts ?

Cette triangulation, qui n’est pas le seul schéma, repose sur la base d’une personne qui en aime deux autres ou les trois s’aiment-ils ? Trois, et plus, si chacun est libre d’ouvrir son coeur, comment cohabite tout ce petit monde ?

Tous ces paramètres, à terme demandent des ajustements au sein de la cellule amoureuse qui s’élargit également à la famille, aux amis.

Ce regard de l’autre, ne scellerait-il pas la fin de l’idylle ?

Les bienfaits

D’après une étude menée parla psychologue Melissa Mitchell, de l’Université de Georgia (1093 relations polyamoureuses). La venue d’une personne supplémentaire intégrée au couple ne serait pas là pour combler un manque vis à vis du conjoint principal.

Ce serait bien l’envie intrinsèque de l’un des deux qui motive cette décision. Si vous savez qui vous êtes, si vous acceptez vos besoins, il se pourrait que le bien-être ressenti se reporte sur le conjoint principal voire à enrichir la relation autant sur le plan psychique/émotionnel et jouerait sur la satisfaction sexuelle de tous.

  • On y voit un dépassement
  • une base sans cesse en mouvement oblige à s’interroger vis-à-vis des attentes de deux autres qui n’ont ni le même tempo, ni les mêmes envies. Attention, Il se pourrait qu’ils trouvent un consensus.
  • Être plus ouvert à l’identité et les besoins des autres
  • acquérir d’autres valeurs
  • intégrer la tolérance

Cela replace le cadre de l’écoute des besoins

Mais sommes-nous réellement près à affronter le regard ?

Si les polyamours sont à ce point ouverts et au clair sur leur manière d’envisager leurs besoins, désirs et plaisirs, pourquoi garder le secret ?

  • Pour le moment, il n’existe pas de structure juridique pour les aider à poser le cadre. Le mariage homosexuel pose toujours problème.
  • Dans le cas d’enfants issus de cette union TRIOUPLE, quels sont les droits, Qui peut contracter un prêts,
  • Quelles case cocher sur le feuille d’impôts?
  • en cas de décès, comment déterminer les héritiers?

Notre liberté de penser s’accorde très mal avec la société dans laquelle on vit !

Je suis désolée, je n’ai pas de réponse que des questions et je m’interroge également sur la notion de domination de l’un des protagonistes qui s’exerce sur les deux autres, plus soumis . On y voit souvent de la peur de perdre le lien d’affection sitôt le non prononcé. Ils acceptent la situation sans vraiment trouver leur compte et renoncent à leurs valeurs.

On voit souvent le cas de 2 femmes pour un homme.
Est-ce possible deux homosexuels et une femme, deux lesbiennes et un homme. Nous devenons tous pan sexuels dans ce cas. Cela redéfinit non seulement le couple, mais également le genre et l’expression de la sexualité.

Inconvénients

Il me semble impensable d’imaginer pouvoir trahir sa nature humaine même après avoir effectué un travail sur soi. Croire que la jalousie ne puisse pas resurgir à un moment ou un autre est illusoire. Nous sommes imparfaits et les affects sont démultipliés. Il peut y avoir de la comparaison, du doute, de l’égo, un manque de communication, de recul, des interrogations personnelles, où de peurs à se réveiller, le poids et les critiques meurtrières de l’entourage, le regard de la famille tous ceci est et sera déstabilisant. On ne sait jamais à quoi, on s’engage totalement. Une fois, la passion du début, que reste t-il???

  • Le choix se fait-il sous la contrainte de décevoir, par envie ou par peur que les deux autres trouvent leur compte sans le troisième. C’est toujours 2 contre 1
  • Est-ce que l’esprit de compétition se réveille ?
  • Le tempo est-il le même pour chacun des partis ?
  • L’antériorité du couple initial doit-il prendre le pas sur la passion du nouveau couple ?
  • Les différences : d’âge, de sexe, d’identité, doivent-ils toujours s’accorder
  • Les envies d’enfants, acheter une maison, son lieu de résidence ville ou campagne ? Qui s’arrête de travailler ? Qui a le plus d’importance ? Qui fait le plus de concession ? Pourquoi tout doit- il être équitable ?

Attention, c’est la même problématique pour n’importe quel couple qui se dit « normal : 2 hétéros, homme/femme »

EXPERIENCE

J’ai dans ma patientèle, un couple très atypique qui illustre bien toute l’évolution de l‘humain et la nécessité de tolérance.
Après plusieurs années à caler les besoins et l’identité de chacun, j’ai pu constater l’évolution de leur couple hétéro. L’homme a pris conscience de son besoin de féminité et a accepté la transformation du genre. Sa femme qui avait vécu des expérience bisexuelles avant son mariage a exprimé le choix auquel elle avait consenti à l’époque sans regrets, mais qui lui pesait depuis.
C’est bien dans la conscientisation de ses attentes, ses valeurs, ses propres interrogations qu’un besoin et sa réponse ont pu émerger.
Une femme lesbienne est venue compléter et équilibrer ce nouveau triouple

Ici, il n’est pas question de prendre parti ou juger, mais s’interroger sur ses propres limites et attentes dans la dynamique de couple

Si vous avez envie de partager votre expérience, un début de réponse ou simplement partager votre ressenti merci de le faire dans la case commentaire ci-dessous.

Amicalement
Mylhena

 


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