La fille du boudoir d’Angela Behelle – roman érotique

Posted on Oct 2 2014 - 3:05 by annah

La fille du Boudoir d’Angela Behelle

le boudoir

Encore cet auteur, me direz-vous. Tu n’en as pas marre !

Non, effectivement je ne me lasse pas de son écriture.

Elle apporte une autre image de la femme dans ses romans érotiques.

Elle ne tombe pas dans le niant-niant ou le roman à l’eau de rose.

Ses histoires ne sont ni chastes ou prudes ni vicieuses ou perverses.

Elle appelle un chat un chat et si son héroïne doit se faire sodomiser, elle ne va pas par 4 chemins pour trouver la lune. Elle n’omet pas la violence ni l’ambiguïté des sentiments .

Elle met à l’honneur tout l’éventail de pratiques sexuelles à la portée de tout à chacun pour leur plus grand plaisir.

L’amant est rarement éconduit et se serre sans vergogne du corps de la femme.

Prise de positions différentes de ses confrères :  la femme le choisit et/ou l’assume.

Elle en joue.
C’est elle la sirène et l’homme qui se prend dans les filets. Féministe, je ne crois pas !

Il y a une vraie interaction entre ses personnages. Il est bien question de relations amoureuses.

Elle replace la femme dans sa séduction et le pouvoir qu’elle peut exercer sur les hommes.

La femme est mise à l’honneur.

Elle est toujours grandie, embellie, fantasmée, adulée, aimée.

isabelle

L’homme quant à lui est montré sans détour, avec ses penchants, ses fantasmes, ses faiblesses mais n’en reste pas moins à une place de choix.

Amoureux et respectueux de sa belle, il est prêt à toutes les folies.

Mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est son rôle d’instigateur.

C’est lui qui a chaque fois décèle la vraie personnalité de la femme, son tempérament de feu, sa gourmandise, sa féminité.

Le magicien qui fait sortir le papillon de sa chrysalide

Il prend part à la transformation.

  • Employé à bon escient cela donne naissance à de jolies histoires., celle-ci est la sixième.

Des romans pour les femmes au travers des yeux d’une femme épanouie.

Elle ne rentre pas dans le cliché à la mode du dominant et la soumise.

On n’est pas dans une course effrénée où la femme se fait enfiler par tous les trous ou subits l’assaut de dizaines d’hommes !!!!  ou subit les caprices d’un dominateur.

C’est vrai qu’elle nourrit abondamment notre côté voyeur ! mais elle n’oublie pas notre côté romantique la quête du prince charmant. Torride Rrrrrrrrrrrr !

Elle parle de toutes les façons que l’on a de jouer de sa séduction, de la façon dont on tombe amoureux et les souffrances que cela implique de ne pas se retenir.

Aussi crues que peuvent être les scènes sexuelles, on reste dans le raffinement et l’élégance. Elle ne tombe jamais dans le graveleux.

Je partage sa vision sans tabou et c’est pourquoi je plonge inexorablement dans ses romans et me laisse piéger par ses héroïnes.

Ce roman « La fille du Boudoir » est une pure merveille et ne fait pas exception à la règle.

 

Je n’ai toujours pas su me départager. Je les aime tous !

Toujours aussi fourni et peu avare de détails croustillants dans ses scènes érotiques, sexy à souhait.

trio t6 fille du boudoir

Je n’en démords pas. J’aime ces héroïnes et leur caractère de chien.
Ces femmes aux multiples facettes  qui se laissent prendre au jeu de la séduction.

J’aime ses personnages qui se révèlent et assument leur sexualité.

Nos envies changent en fonction de l’âge seul les besoins du corps nous guident dans nos choix.  Pour moi reste, il est indissociable de l’amour.

La passion n’a que faire de la raison.

© Carmelo Blazquez

Il me semble que les besoins du corps, le manque que créer l’autre ne peut  s’altérer avec le temps ni le remplacé. Ce roman en est une belle démonstration.

On aurait pu s’attendre à une baisse, une lassitude dans l’écriture voire un essoufflement dans les passions amoureuses.

Si les plaisirs de la chair restent au cœur de ce nouveau roman érotique, c’est sans compter sur l’ingénue auteure qui se cache derrière.

Angela Behelle nous mène tantôt vers la passion, la violence, le déchirement, la tendresse voire le romantisme !! pas trop cul-cul, enfin 🙂

Vous l’aurez compris, le feu ardent ne s’est pas éteint, bien au contraire !

Pour continuer la balade au sein de cette organisation secrète, Angela a trouvé de nouvelles connexions entre les membres de la société.

L’entrée d’Isabelle Marle, membre respecté au sein de la société est très sollicitée par Alexis Duivel  pour une raison encore inconnue.

Fille d’un des membres fondateurs, elle a repris à la mort de ses parents l’hôtel familial et inclut les  petites manies aussi extravagantes qu’intensément sexuelles de ses habitués.

Et cette petite phrase qui complique la vie d’Isabelle et qui se déroule tout du long  « Votre plaisir est notre devoir »!

Qu’implique-t-elle ?

Qui devait succomber aux plaisirs ?

Tous les ingrédients étaient réunis

  • Transgresser un interdit :
    tomber amoureuse d’un client !
    Coucher avec les membres d’une même famille.
  • la discrétion:
    membre active de la société et l’adepte de ses principes
  • l’anonymat préservé jusqu’à s’en mordre les doigts.
    La dissimulation d’identité, fonction ou âge, reste une constante dans l’écriture d’Angela. Les secrets entretiennent le mystère
  • L’amour
    Ludovic et Isabelle ou colombine et Loick
    Ludovic et Gwen
    ou Loïck et Emilie peut être Ludovic et Valentine
    on s’emmêle un peu !

J’aime la fidélité  sans faille que déploie chacune de ces héroïnes pour la société et ses représentants.

Isabelle ne fait pas exception à la règle et fait abnégation de sa personne, s’il le faut !

A méditer,
Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?

Je vous laisse deviner le sort réservé à Isabelle

Cette histoire ne manque pas de rebondissement.

Je suis sûre qu’elle saura vous séduire tout autant que moi !

Résumé
pour vous mettre un peu l’eau à la bouche devant de beaux spécimens !

Le Boudoir est hôtel d’un genre particulier. C’est dans cet endroit insolite que certains initiés viennent se vouer à la luxure la plus raffinée et jouir des services que peut leur offrir ce joyau niché en plein cœur de Paris.

Ce fleuron de la Société est aujourd’hui dirigé par la fille de l’un de ses fondateurs. Fidèle à la mémoire de son père et toute dévouée à cet établissement qu’elle considère comme sa maison, Isabelle Marle connaît toutes les ficelles de son métier ainsi que tous les rouages de l’organisation secrète. Ce n’est pas un vain mot que d’affirmer qu’elle s’y consacre corps et âme.

C’est précisément ce qui pousse Alexis Duivel à faire appel à elle quand se présente une occasion exceptionnelle pour la Société d’étendre ses ramifications jusqu’en Bretagne, quitte à bousculer sérieusement le quotidien de la jeune femme.

Ce 6e opus vous mène vers de nouveaux horizons, où la passion est soumise aux tempêtes et aux déchaînements des sentiments contrariés.

Prévoyez un pull pour la traversée, il fait un peu frais au large

Je ne suis pas critique littéraire alors les commentaires sur la construction du texte, les fautes ou le comment du pourquoi l’auteur a imaginé cette histoire, sont des extrapolations dans lesquelles je ne m’aventure pas. Je laisse ce soin à d’autres

Moi, je vois donne juste mon sentiment de lectrice

Verdict : sans surprise > J’ai adoré!

la fille du boudoir

Tous les stratagèmes qu’elle use pour captiver son lectorat fonctionnent, sur moi.

Et ce n’est pas fini !

À la fin du livre, en bonus, vous aurez un lien que je ne vous donne pas.
Je vous sais trop curieuse pour résister. 🙂

  • je ne vous en dis pas davantage

Si vous voulez vous faire plaisir, c’est une piste à suivre

Je vous laisse découvrir La fille du boudoir aux éditions de la Bourdonnaye

pour vous offrir ce nouveau roman la fille du boudoir

Toutes les photos sont issues du pinterest d’angela 

et son site officiel

Bon week-end à toutes et à tous.

Annah

3 Comments so far. Feel free to join this conversation.

  1. Fredouille 15 octobre 2014 at 20 h 32 min - Reply

    J’en suis à la moitié du 1er opus et j’avoue qu’elle n’y va pas par 4 chemins pour les scènes d’amour. C’est chaud, très chaud, cru parfois et souvent troublant L’histoire se construit petit à petit. Mais j’ai un problème de rythme à lire l’enchaînement des situations. Les transitions sont trop brutales. Elle gagnerait à nous perdre dans la description des décors ou des ambiances. Pas grave au final car ma curiosité me pousse à continuer quand même :-p

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