IDEE DE LECTURE : « JEUX ATTACHANTS »

Posted on Sep 7 2013 - 10:36 by annah

Récit écrit par ERIK –  PENSEES COQUINES

Je vous soumets une petite nouvelle écrite par un homme que je n’ai pas encore eu le plaisir de rencontrer !

J’ai trouvé son travail très intéressant et je pense qu’il vous donnera l’étincelle pour passer à l’acte

« JEUX ATTACHANTS » est une nouvelle érotique qui  illustre bien mes propos de la semaine !

Quand un couple dépose ses fantasmes, l’idée germe doucement jusqu’au jour ou l’un des partenaires devienne le metteur en scène.

Bonne lecture,

Me voici au pied du mur. Nous en avons souvent parlé avec Julien. Qui a été le premier à lancer le sujet ? Lui, sûrement ! Qui a été le premier à y penser ? Pour être franche, je ne le sais vraiment pas. Ce qui est sûr, c’est que mon homme a su prendre le temps. Le temps pour que ce fantasme investisse mon esprit, mes pensées, mes rêves. Le temps pour que j’en arrive à être impatiente qu’il se réalise. Je n’ai rien dit à Julien, mais il a su quand j’étais prête. Et maintenant, me voila debout devant lui, vêtue d’un ensemble en dentelle rouge, avec mon porte-jarretelles noir qui remonte haut sur mon ventre et mes bas noirs. Sur le lit, trônent les objets de mon fantasme qui me font déjà frissonner : des liens et un bandeau. Les premiers accords d’une symphonie de Gustave Mahler jaillissent des haut-parleurs.

Sans un mot, Jérôme me montre le bandeau. C’est moi qui dois le mettre en place pour débuter la séance, montrant ainsi mon plein acquiescement. Tout à l’heure, c’est moi aussi qui retirerai mon bandeau, quand la musique ce sera tue. Et même en cours de séance, si je veux abdiquer, la phrase convenue est « Y’en a marre de Mahler » ! Je mets donc mon bandeau avec application. Je ne veux rien voir, même pas une fine bande sur les côtés. Je tends les bras et mon homme m’entrave les poignets. Il a du s’exercer : les liens ne me font pas mal, bien que je sois dans l’incapacité à les faire glisser. J’entends quelques pas sur le parquet, puis ses doigts sur la fermeture de mon soutien-gorge. Il l’enlève. Encore quelques bruits de pas et je sens sa langue, puis sa bouche sur mes tétons qu’il mordille quelques instants. Il me tire par les cordes, m’oblige à avancer. Il me fait monter sur le lit, à plat ventre. Mes mains sont contre les barreaux de la tête de lit, liées à eux.

De nouveaux liens enserrent mon coude droit. Ça, on n’en avait pas parlé. Mais je ne dis rien. Je lui fais confiance. Ses mains saisissent mon genou droit, m’obligent à le remonter jusqu’à ce qu’il touche mon coude. Les voici liés l’un à l’autre. Il les tire un peu vers l’extérieur. Le même manège se reproduit sur le côté gauche. Je dois être d’une indécence totale, mon postérieur ainsi exposé. Mon sexe et ma raie juste protégés par la fin tissue de mon string

Quelques bruits de pas, puis plus rien. L’attente. Je ne dis rien. Je ne veux pas l’implorer. Je me concentre sur la musique. Je ne veux pas penser à mon impossibilité de me libérer sans son aide. A la symphonie s’ajoute le bruit d’une ambulance, puis des cris d’oiseaux, le chant d’une baleine, des bruits de pas, des conversations. Julien a ajouté différents bruitages à la musique. Il est très doué à ce jeu là. Mais je ne suis pas bête non plus. Je sais ce qu’il cherche, me désorienter, m’empêcher de discerner le vrai du faux dans les bruits qui me parviennent. Ne pas savoir si nous sommes seuls ou non.

J’en suis encore à ces réflexions que je sens quelque chose de froid contre ma fesse. Un objet tout en long. Métallique probablement. Il glisse sur ma peau. Se soulève. Se repose ailleurs. Glisse à nouveau. Puis un clac sonore. J’y suis. Des ciseaux ! Des dizaines de clacs. Ils s’attaquent à mon string. Le tissu glisse, mon intimité est maintenant complètement exposée.

De nouveau l’attente, l’ouïe brouillée par tous les bruitages superposés à l’œuvre de Mahler. Malgré moi, je sens l’excitation monter. Oh, quelqu’un souffle sur mon entrejambe. C’est très agréable. Je dois faire un effort pour ne pas bouger, ne pas gémir, rester impassible. En plus du souffle, je sens maintenant une douce caresse, très fine, faisant des arabesques sur mes fesses puis glissant sur mes cuisses, prenant soin de ne pas se poser directement sur ma fente. Un pinceau, oui c’est ça, c’est avec un pinceau de peintre qu’il me caresse. Enfin si c’est bien Julien, car il m’est impossible de le vérifier. C’est trop bon, je ne peux plus m’empêcher de bouger les fesses pour répondre à ces douces caresses, de gémir de contentement. Et comme en récompense, le pinceau vient jouer sur ma fente, glisse dans mon vagin, enveloppe mon clitoris. Ne pouvant me caresser, je frotte mes seins contre les draps. Tout mon corps réclame du plaisir ! Cet amuse-bouche est délicieux, mais jai hâte d’arriver au plat de résistance. Mais je me tais. Je ne m’abaisserai pas à le supplier…

Un nouveau blanc. Le pinceau s’est retiré. La musique est de plus en plus forte. Les bruitages sont toujours là. Je ne sais plus ce qui se passe dans la pièce. Quelque chose de dure glisse à l’orée de ma grotte, parcourant ma fente de bas en haut et de haut en bas. Ça a la taille d’un gland, mais c’est trop froid pour être la queue de mon homme. Ça me pénètre et commence des va et vient. Oui, le doute n’est plus permis. Il s’agit bien d’un gode. Il va et vient profondément en moi. Quand j’entends le bruit de succion, j’ai un peu honte. Je dois mouiller en abondance. J’aime cette situation et ça se voit ! Quand je sens une main prendre appui contre mes fesses, un doute me saisit. Elle est trop fine pour être celle de Julien. Trop fine pour être masculine même. Est-ce une femme qui me baise avec ce toy ? Une vague impression de ressentiment me traverse. Julien. Comment a-t-il osé ? Il sait bien que je ne suis pas attirée par les femmes. Certes, il m’est arrivé de flirter avec l’une ou l’autre lors de nos soirées libertines. Mais j’en ai toujours conclu que j’étais 100% hétéro. Il le sait bien. Mais je ne dirai rien. Je m’en suis remise à lui. Il fait de moi ce qu’il veut.

Après être un moment resté plongé dans mon minou, le gode va et vient beaucoup plus vite. La main posée sur ma fesse est bien plus grosse, masculine maintenant, sans aucun doute. Un pouce inquisiteur prend possession de ma raie, vient titiller et assouplir ma rondelle. Je me sens complètement à sa merci. Son jouet consentant. Il presse plus fort sur mon anus et je sens mon anneau céder pour laisser passer ce pouce. Je perds mes repères habituels : humiliée devant je ne sais pas combien de regard, consentante malgré tout, excitée comme jamais, salope même ! Une pensée fugitive me perturbe. Et si quelqu’un prenait des photos, ou même me filmait ? Non, on avait été clairs sur ce sujet. Je fais confiance à Julien.

Le pouce tourne dans mon petit trou. J’ai un peu mal. Mais il se retire bientôt, remplacé par quelque chose de dure, comme une boule puis un rétrécissement autour duquel mon anus se resserre. Un plug. Ils m’ont pluguée ! Les va et vient du gode en moi reprennent de plus belle. Je ne sais pas qui le manipule, mais il sait y faire. J’oublie rapidement l’autre toy pour ne plus faire attention qu’à mon plaisir qui monte inexorablement… avant que le jouet ne soit retiré et me laisse haletante, insatisfaite !

– Non ! J’ai trop envie, je veux être baisée ! Baisez-moi ! S’il vous plait…

Julien a gagné. J’en suis consciente. Je m’abaisse pour me faire prendre. J’ai trop envie ! Et rien ne se passe. Je suis là pantelante, le cul plugué. J’en pleurerais de frustration, de désir, tout amour propre refoulé.

Enfin, je sens un sexe, un gros, un vrai me prendre les mains agrippés à mes hanches. Il va et vient en moi rapidement. Mon plaisir monte. Oui, je sens que je vais venir ! Oh non, il se retire et je sens son sperme gicler sur sur mes fesses, jusque dans mon dos… Me laissant insatisfaite.

Plus rien pendant plusieurs minutes. Julien serait-il capable de me laisser ainsi ? Veut-il me punir d’avoir voulu jouer ce jeu ? Je ne veux pas y croire.

Enfin, après une attente qui m’a paru interminable, une nouvelle queue ramone à nouveau ma chatte. Mon plaisir monte à nouveau. Cette fois-ci, je ne fais rien pour me retenir. Je veux jouir, maintenant. Tant pis si je viens avant lui. C’est bon, c’est si bon. Je ne pense plus qu’à ça. Je n’entends même plus la musique. J’imagine le spectacle que je dois donner, mon postérieur exposé, mis en valeur par mes bas et mon porte-jaretelle, le plug sortant de mon petit trou, cette queue me pistonnant, me ramonant…. Ouiiii, je laisse l’orgasme me posséder, je crie !

A nouveau, du sperme macule mes fesses, souille mes bas. Je me laisse un instant gagner par une douce torpeur.

Quand je reprends pleinement conscience. Quelqu’un défait mes liens et me fait mettre debout. Dix secondes plus tard, la musique s’arrête. Je retire mon bandeau et le pose sur le lit à côté des liens, d’un gode très réaliste et d’un plug.

– Les autres sont partis, demandais-je ?

– Les autres, mais quels autres ?

Vous pourrez retrouver d’autres récits et l’actualité littéraire d’Erik sur
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2 Comments so far. Feel free to join this conversation.

  1. Marietro 9 septembre 2013 at 21 h 51 min - Reply

    J’aime bien ce texte « dans la peau d’une femme ». En fait j’aime bien l’idée qu’un homme cherche à capter ce qui peut se passer dans les sens d’une femme. Et c’est bien décrit !
    Après dans le réel, je peux pense qu’on peur jouir d’une certaine « domination » sans ces artifices ou ces instruments. Mais c’est ma vision « anti-aspartame ». Rien ne vaut le sucre, la chaleur d’un sexe, la souplesse d’une main, la force d’une main qui immobilise un temps.

  2. Mike 13 septembre 2013 at 17 h 39 min - Reply

    Mon épouse aime etre attaché , elle dit que ça la libere.

    Amitié Mike 🙂 🙂

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